jeudi 26 mai 2016

Day 5 - Stratford

Ce matin, au Meeting Point, l'humeur est des plus joyeuses. Une horde d'élèves survitaminés prend d'assaut ses professeurs encore un peu las d'une nuit trop courte :
« Madame ! Madame ! Ils ont un frigo qui n'est pas à eux » ! Un grand vide dans les yeux des dits professeurs. Can you repeat please ? Ah, ok ! Non, ce ne sont pas des receleurs de réfrigérateurs (ils vous expliqueront) !
S'enchaînent alors les récits des expériences gustatives les plus folles :
« Des saucisses qui n'avaient pas le goût de saucisse et des genres de boules de glace, mais c'était des pommes-de-terre ».
« Du riz dégoutant, mais la poubelle a aimé » (nous un peu moins quand on a appris que ce n'était pas du second degré).
« Du riz au lait réchauffé au micro-onde avec de la confiture » (là, respect) ;
« Y a pas de dessert, juste des gâteaux » (parce que chez vous, c'est pâté ou saucisson?) ;
« Des hamburgers, des frites et des haricots blancs à la tomate, c'était trop bon. » (Ah, des heureux!)
Puis, toujours dans un sympathique brouhaha, contrepartie de l'humeur joyeuse, on livre pêle-mêle ses impressions les plus diverses :
« Ils se couchent tôt les Anglais. A 10 heures, ils avaient coupé la wi-fi.»
« Les nôtres, ils font toujours la prière avant de manger. On voulait les filmer, mais on n'a pas osé.»
D'autres développent, en terre hostile, d'ingénieux stratagèmes pour piéger l'ennemi : « Nous, hier matin, on avait mis une espadrille derrière la porte ». Persuadées d'avoir été, la veille, victimes d'une intrusion illégale dans leur antre secrète, les filles voulaient vérifier si le rôdeur allait à nouveau s'y immiscer. Eh bien, oui ! Gagné ! A leur retour, la porte était grande ouverte et le pauvre chausson relégué le long des plinthes !!! Or, tout suspect qui ne cherche pas à camoufler ses preuves apparaît toujours moins menaçant (ce n'est pas systématique, certes, mais chut!). Là encore, vos enfants vous raconteront car nous détenons depuis ce soir la clé du mystère, mais leur réservons l'avant-première.

Dernier jour dans les Cotswolds. Stratford, ville natale de William Shakespeare. Shakespeare's Birthplace, maison natale du sus-dit et répété. Une bien jolie chaumière qui, telle une machine à remonter le temps, nous replace au XVIe siècle. Nous y sommes chaleureusement accueillis par la tante d'un élève qui nous apporte de nombreuses explications... en français. Au détour d'un couloir, nous tombons même sur Juliette, à la fenêtre, déclamant « Ô Roméo, Roméo ! ». Une très chouette visite.
Quartier libre dans la rue commerçante de Stratford. A l'heure du rdv, le compte n'est pas bon. Quelques élèves, ni inquiets ni gênés, sont paisiblement entrain de terminer leurs emplettes pendant que l'on arpente la rue, très agacés car très pressés, à leur recherche. Colère. Grognements. Mise au point.
Au total, cette journée qui s'est poursuivie par la visite de deux autres chaumières de la Shakespeare's Family, nous fait dire qu'une humeur matinale trop joyeuse n'est pas forcément un bon présage, à moins qu'il faille imputer ce petit, mais néanmoins fort désagréable laisser-aller à une lassitude, voire une overdose de chaumières.
Toujours est-il que nos bambins sont contents de rentrer au bercail : « On aimerait en profiter [des familles], car c'est le dernier soir », « Ils vont me manquer », « On s'est attachés à eux, même si au début on les trouvait bizarres ». Chouette, non ?


1ère série:

Stratford-Upon-Avon




Shakespeare's Birthplace

Juliette au balcon







Mary Arden's Fram

Un repas au XVIe siècle


















Ann Hathaway's Cottage














2ème série de photos:




















3eme série de photos