Aujourd’hui,
direction le nord des Cotswolds. Cadbury World nous ouvre ses portes et c’est tout
impatients que nous entrons dans ce temple du chocolat. La visite commence par
une rencontre surprenante : le spectre de John Cadbury (le fondateur) nous
accueille et nous raconte son succès, sa fierté, l’histoire de sa vie, ou
comment une petite entreprise familiale devient une multinationale géante. Nous
passons ensuite dix minutes dans la peau d’un « cocoa bean » :
entassés sur des bancs dans une salle close et sombre, nous sommes secoués,
grillés, re-secoués et enfin broyés avant d’atteindre l’état liquide. « C’était
trop bien ! ». Certes. Et, nous ne sommes pas au bout de nos
surprises. Nous poursuivons par la création d’emballages personnalisés (là, on
rigole vraiment beaucoup), avant de filer, à bord d’un petit train, découvrir
le monde magique de Cadbury : des « cocoa beans » partout,
heureux et joyeux, dans de belles maisons, devant une belle école, un bel
hôpital, pratiquant de beaux loisirs et s’épanouissant au doux rythme d’une petite
ritournelle échappée, dirait-on, d’une boite à musique. La magie du lieu. La
féerie de l’instant. Ô Mr Cadbury! Puis arrive le moment tant attendu de la dégustation. Un
élève, totalement enivré de chocolat fondu et complètement séduit par le
savoir-faire de la chocolatière va même jusqu’à la demander en mariage (in
English please) ! Tous les petits nez n’éprouvent néanmoins pas la même
sensation, mais au final tous peuvent affirmer que « c’est fort ».
Nous achevons notre parcours sur l’aire de jeux, dont l’un, « inspiré par
les fermiers de demain », consiste à faire pousser des cacaotiers à la
seule force du poignet : nos ados s’épuisent mais sont accros –
comprennent-ils la visée pédagogique de l’attraction ? Rien n’est moins sûr, mais quelle ardeur !
Au total, Cadbury World a ravi le plus grand nombre et n’a déçu personne.
Après-midi
à Warwick, château médiéval incroyablement bien conservé. Tours, herses,
remparts, cachots, cour, donjon, tout y est et on révise. Dans les salles, on
rencontre, entre autres, Henri VIII et Élisabeth II, on s’émeut devant les
armures, le mobilier d’époque, l’architecture aussi, la vaisselle même. On s’y
croirait tellement que certains de nos adolescents résistent difficilement à
l’envie de s’approprier les lieux (- « Les lits ont l’air trop
confortables » - « Nooon, on ne saute pas dessus, don’t climb, c’est
écrit »), de piocher quelques biscuits (- « C’est des vrais,
Madame ? » - « Non. Noooon, on ne
touche pas »), de s’inviter à prendre le thé ou à jouer aux cartes avec la
haute anglaise (- « Ils ont l’air sympa » - « Noooon,
reculez »), de serrer la main à Cromwell ou de faire des « kik »
à la Reine (« Nooooooooooooooon »). Pffouu, même à 13 ans, c’est une
vigilance de tous les instants ! La visite reste néanmoins globalement
agréable et les élèves curieux.
Anecdote
du jour :
Un
élève montre ses emplettes à l’équipe enseignante qui s’enquiert du tarif d’un
de ses achats. L’élève, tout content de son affaire, répond fièrement :
« Un pénis. C’est pas cher, hein ? » Peut-être, mais tout le
monde ne peut pas se le payer et ceux qui le peuvent n’en ont généralement pas
envie. Qu’est-ce que l’on rigole !
1ère série:
2eme série de photos
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| Avec Jallal, notre chauffeur |
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| Pas facile de s'instruire à Cadbury World... |
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| Le chocolat, c'est comme la lave : plus c'est chaud, plus c'est liquide et en refroidissant, ça devient ductile puis solide. |
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| A la place de l'ours ! |
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| Le trébuchet |
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| On se presse autour d'Oliver Cromwell 3eme série de photos |

































































